La Compagnie de la Foudre - Stan Nicholls

Publié le par Mordhogor

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"Nous brûlerons et pillerons comme savent faire les orcs. Féroces, nous arracherons La tête du tronc rabougri de nos limaces d'ennemis !"

Voilà, nous sommes en 2001, à la veille de la sortie sur les écrans du monde entier du premier volet de la trilogie du Seigneur des Anneaux, et le ton est donné : et si l'orc était enfin le héros d'un roman de fantasy ?

Depuis son arrivée sur les étals des librairies, je reniflais l'ouvrage, le tournais dans tous les sens sans pour autant me résoudre à l'acheter. J'avais déjà tellement à lire, un de plus ?

Et puis il y a quelques jours, le déclic, je reçois sur ma page facebook une invitation de l'auteur, Stan Nicholls. La photo est haute en couleurs : l'écrivain y apparaît comme une sorte de majordome anglais très stylé, avec un éclair de malice dans les yeux et il tient une paire d'épées croisées comme de gigantesques ciseaux ! Je dis "oui" en réalisant de qui il s'agit (merci mon lien avec Bragelonne !), et je décide d'acheter enfin l'elzévir.

Il n'aura pas fallu longtemps pour dévorer le premier tome.

L'histoire est originale puisque le héros se nomme Stryke, sa peau est verte, ses crocs sont jaunes, ses joues tatouées pour indiquer son grade et il est de fait capitaine des Renards, une unité d'élite composée de trente orcs, dont une femelle, Coilla.

Leur cruelle souveraine, Jennesta, les a chargés de récupérer un artefact mystérieux gardé par des humains. Tout ne se passera pas forcément comme prévu et de possibles héros ces orcs vont très vitre être considérés par les leurs comme des traîtres et des déserteurs. Je ne révèlerai rien bien entendu - même pas sous la torture de Jennesta, quoique... - des multiples péripéties ponctuant les 340 pages de ce premier tome.

Nous sommes en Maras Dantia, territoire magique dans lequel vivaient autrefois en une paix relative les races ainées (orcs, elfes, nains,...) avant que les humains ne viennent conquérir et imposer leur main de fer, déforestant à tout và et dévorant la magie de la nature sans savoir qu'en faire. Les races ainées deviennent alors les races inférieures, fournissant esclaves, ouvriers et mercenaires. C'est en fait à une parabole du massacre des amérindiens par les pionniers américains que nous assistons, et je dois dire que cela fait plaisir à lire. Le monstre habituel est en fait celui que l'on apprend à aimer, et l'humain devient inquiétant et mauvais.

De l'action, il y en a à revendre. Elle est parfois à mon goût un peu trop prétexte à la résolution d'impossibles exploits, me rappelant, dans un style différent bien sûr plus sombre, les péripéties vraiment trop incroyables décrites par Jack Vance dans son cycle de Tschaï.

Ce que j'ai adoré, c'est l'intervention de races "annexes" que nous ne sommes pas forcément habitués à croiser, et qui appartiennent pourtant au folklore greco-romain, celte et scandinave : nous voyons en effet des kobolds, des gremlins, des trolls (plus proches de ceux de Willow que ceux, gigantesques, du Seigneur des Anneaux), des brownies, des fées (mangées à pleines poignées par nos goinfres d'orcs !), des succubes, des nymphes,...

C'est coloré, vivace et véloce, parfois cruel (le sort réservé par l'hybride orc/humain Jennesta est souvent atroce), et j'attends la suite avec impatience !

La première trilogie a rencontré tellement de succès qu'une nouvelle est arrivée !

 

Bonne lecture !

 

Stéphane DELURE

Publié dans Littérature - Fantasy

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lhommedelapampa 15/04/2010 00:35



Comme tu y vas Grissom avec ta pincée d'érotisme !


Moi aussi cela me donne envie de lire, mais je commencerai par Michel Robert si on m'en dit plus sur le gaillard. Des conseils ?


Article bien tourné.



Mordhogor 15/04/2010 08:34



Te connaissant, "lhommedelapampa", je te conseille également de commencer par Michel Robert, au nom assez improbable (et pourtant vendeur). Le gaillard n'a rien d'un Robert ! Ou alors, Robert
Howard, le créateur de Conan (pour la violence et le caractère trempé des personnages). Le style est fluide, flamboyant, très coloré, et c'est vrai que l'érotisme est palpable si je puis dire. Et
qui ne rêverait pas d'être Cellendhyll de Cortavar après la lecture ? Fait un carton actuellement chez Presses Pocket ou Mnemos pour le grand format, avec un spin-of recommandé par Grissom
contant les aventures du Loki ami de Cellendhyll. Un must de la dark fantasy et c'est français !!! Merci pour ton commentaire !Cellendhyll



grissom 12/04/2010 22:48



Ce que j'adore dans la série de l'Ange du chaos de Michel Robert c'est ce mélange d'aventures, de combats acharnés et sanglants saupoudré d'une pincée d'érotisme......



grissom 12/04/2010 21:28



La description me donne très envie d'acheter sincèrement. Encore trois livres de plus quoi!!!!



Mordhogor 12/04/2010 22:33



Tu peux y aller sans problèmes Grissom. Je suis sûr, connaissant tes goûts, que tu vas adorer, même si c'est quand même moins coloré que Michel Robert.