Master of the Moon - Dio (2004)

Publié le par Mordhogor

master_of_the_moon_front_big.jpgBon, il est 02h00 du matin, je n'arrive pas à dormir, alors je vais me faire une petite chro. Mes yeux sont éclatés, mais tant pis, je prends le risque.

Cette foutue semaine est une semaine de deuil pour moi, puisque qu'en ce maudit 16 mai 2010, Mr Ronnie James Dio nous a quittés, laissant derrière lui une armée de fans à travers le monde qui s'accomodaient très bien que la légende soit simplement vivante. Des générations ont brandi haut leurs mains en faisant le signe du cornu, popularisé par ce géant du heavy-metal un peu plus haut que trois pommes et au talent démesuré.

Dio, c'était une voix puissante, juste, dotée d'une grande expressivité et jouant sur le fil des émotions.

Chaque fan possède ses titres préférés : de l'incontournable "Heaven and Hell" de Black Sabbath au "Holy Diver" issu de sa carrière solo, jusqu'au tout récent "Bible Black", tiré de l'album d'Heaven and Hell, le groupe né des cendres de Black Sabbath.

Cette nuit, j'ai envie d'écouter le dixième album de Dio, le groupe. Il s'agit de Master of the Moon, se remarquant tout de suite par sa magnifique pochette, bien plus réussie que celle du précédent opus, Killing the Dragon. Les tons, la luminosité, la créature présentée, je trouve ça tout à fait à mon goût.

Craig Goldy, le guitariste au jeu sobre et tout en feeling, revient, pas rancunier pour deux sous des aventures que furent le conceptuel Magica (2000) et Dream Evil (1987); On retrouve à la basse le très expérimenté Jeff Pilson, renforcé dans la section rythmique par le tonique Simon Wright à la batterie. Ronnie a toujours su bien s'entourer, même s'il faut bien avouer que les exécutants seront là pour mettre en valeur le lutin rockeur, et de quelle façon !

L'album commence très fort avec One More For The Road, qui donne une furieuse envie de taper du pied et de s'en faire glisser une sur le comptoir. Les couplets s'enchaînent comme des perles et nous entraînent dans la danse. Elle amène vite un constat : nous sommes en 2004 et la voix du petit immigré italien est toujours au top de sa forme.

On enchaîne avec le titre éponyme, Master of the Moon donc, un brin pompeux mais dont les notes et les paroles s'emparent de vous sans coup férir. Un titre excellent qui réserve quelques petits moments de tension (les voix comme les guitares se retiennent avec peine de grincer).

The End of The World ensuite, avec son riff qui rappelle, allez : du AC/DC ! Et c'est très agréable, moins épique, certes, mais bel et bien rock dans l'esprit.

Les choses sérieuses arrivent avec Shivers, sans conteste mon morceau préféré de l'album, qui démarre les choses de façon très agressive, et c'est tant mieux. Un peu de douceur essaye de domestiquer ce morceau, mais c'est l'aggressivité qui l'emporte !

Une magnifique chanson ensuite, que je vous offre en écoute, narrant l'histoire du "Man Who Would be King", de cet homme qui était prêt à tout pour garder l'apparence d'un roi, se rendant compte, mais trop tard, qu'il s'était trompé de vie.

The Eyes, avec son mid-tempo entrecoupé de bruits étranges. Sympathique, mais on a l'impression que quelque chose a été oublié en chemin, sans parvenir à trouver quoi.

Avec Living a Lie, ça donne à nouveau dans le péchu, même si les morts ne vont pas se relever. La voix, la voix, toujours est là, et la guitare a bien du mal à se faufiler dans tout ca pour tirer quelques accords.

I Am amène sa rythmique imparable qui en fait un des grands titres de l'album et Ronnie s'y montre en grande forme, très inspiré. Death Buy Love est plutôt bienvenu, en offrant aux guitares enfin l'occasion de se tailler la part du lion, avec un Ronnie pour le coup moins inspiré.

Et on termine avec In Dreams, un morceau correct qui ne vaut cependant pas les premiers titres de l'abum. Il est cependant toujours agréable d'entendre la voix du sieur frôler des accords de guitares inspirées et incisifs.

 

Bon, je suis claqué, et je vais me coucher. Cet album n'est peut-être pas la perle du metal, mais il contient suffisamment de gens compétents pour que la composition et l'aventure deviennent vite séduisantes.

 

Allez, bonne écoute, je vais me coucher..............

 

Stéphane DELURE

 

Publié dans Heavy metal

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