Megadeth, Rust in Peace

Publié le par Mordhogor

rust in peace
Megadeth, 1990, l'année du choc !
Dave Mustaine et sa bande de beaux gosses assènent un coup de massue à tous les fans de Metal avec l'arrivée dans les bacs de cet album de légende.
Je me rappelle encore de mon état d'excitation lorsque que contemplais la magnifique pochette de Rust in Peace, hésitant encore à passer par la case tiroir caisse. Aujourd'hui encore, 20 ans plus tard (!), j"écoute encore l'album dans cette version K7 lorsque je fais de la route, et j'éprouve un malin plaisir à faire sursauter les passants en mettant à fond les premières notes d'Hangar 18, titre en écoute quelques lignes plus bas !!!
Le groupe oeuvrant dans le style thrash metal est déjà mythique à l'époque (1986, Peace sells... but who's buying ?). Il fait partie du Big Four of Thrash, avec Metallica, Slayer et Anthrax, et se distingue des autres grâce à la nervosité certaine des compositions (The Conjuring !!!) mais aussi, il faut bien le dire, grâce à la voix si spéciale (d'aucuns diront nasillarde) du gars Mustaine.
Mais, en 1990, après des changements de line-up assurément trop fréquents (guitare et batterie, pour être plus précis, et il faut dire ici que Mustaine a un gros... ego !) et une addiction trop marquée à certaines substances nocives, le groupe de la Bay Area (cherchez pas, c'est la Californie !) trouve enfin le parfait équilibre avec ce qui sera sans nul doute la formation idéale du combo : Dave Mustaine (chant, guitare), Dave Ellefson (basse, choeurs), Nick Menza (batterie de folie, choeurs) et Marty Friedman (guitar hero !).
La hargne des débuts est là, mais le thrash speedé se mêle désormais d'accents power metal, de tendances presque progressives (mais pas trop quand même !). Bref, la mélodie épouse la brutalité. Puissance et virtuosité s'érigent en maîtres-mots tout au long des neuf titres qui composent l'album.
Et quant aux textes, ils commencent à taquiner sérieusement la toute puissance des grands états, au premier rang desquels se trouvent les USA. Regardez la pochette attentivement, et vous reconnaitrez les grands de l'époque (pour l'anecdote, et je crois que personne jusqu'ici ne l'a remarqué, Bush junior succède à son père sur la pochette du nouveau chef d'oeuvre qui imposera la renaissance de Megadeth après des années de vaches maigres en 2004 sur The System Has Failed !).
Les imparables de l'album sont sans conteste Holy Wars...The Punishment Due (sur fond de guerre israëlo-arabes) et surtout Hangar 18, dont le sujet est ce mystérieux bâtiment militaire américain renfermant les restes de l'OVNI chuté à Roswell en 1947 (une suite sans intérêt sera d'ailleurs commise en 2001 sur l'album The World Needs a Hero).
Le million d'albums a été vendu sur le seul territoire des Etats-Unis, assurant au groupe une liberté certaine au niveau des compositions, qui entraînera les dérives de l'an 2000. Depuis, Menza a disparu de la circulation, Friedman est parti jouer au demi-dieu au Japon (il y est une véritable star) et Ellefson a attaqué son vieux comparse en justice pour récupérer des pépètes (mais rassurez-vous, la réconciliation vient  d'être signée,... euh, annoncée).
Allez, et mordez vous les roupettes en écoutant le solo marquant le milieu du morceau !!! Mais attention, le rythme pourrait suspendre les battements de votre coeur !!!

Publié dans Heavy metal

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Grissom 03/04/2010 15:07



Pour moi cet album est à ranger dans le Panthéon des grands albums de métal  à côté du Black album de Metallica ou du Seasons in the abyss de Slayer.Tout simplement pour moi le chef d'oeuvre
de Megadeth avec que des titres imparables et Hangar 18  le joyau absolu. Et le tout encore servi dans une sublime pochette.